J’ai lu ❘ Illuminae dossier Obsidio d’Amie Kaufman et Jay Kristoff

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❘ Titre : Illuminae : dossier Obsidio

❘ Auteur : Amie Kaufman et Jay Kristoff

❘ Date de sortie : 14 Novembre 2018

❘ Éditeur : Casterman 

❘ Prix : 19€90

❘ Genre & mots  : Science-fiction, intelligence artificielle, voyage dans l’espace.

 Résumé  (du tome 1) : 

Ce matin de 2575, lorsque Kady quitte Ezra, elle croit avoir vécu le pire moment de sa vie. L’après-midi, sa planète est attaquée par une entreprise interstellaire sans foi ni loi — BeiTech. Obligée de fuir, Kady embarque sur le vaisseau Hypatia, Ezra sur l’Alexander. Très vite, Kady soupçonne les autorités de leur cacher la vérité. Avec l’aide d’Ezra, elle pirate le réseau informatique de leur flotte, accédant ainsi à des données confidentielles qui mettent en cause leur propre état-major. Alors qu’ils sont toujours traqués par BeiTech, l’Intelligence Artificielle censée les protéger se met à agir d’une façon étrange…


« « L’univers ne te doit rien, Kady. Il t’a déjà tant donné, après tout. Il existait bien longtemps avant toi, et il continuera d’exister bien longtemps après toi. Et il ne se souviendra de toi que si tu fais quelque chose digne de figurer en sa mémoire»


Mon avis :

Difficile de donner un avis sur un troisième tome… Je vais donc simplement parler de la saga. Illuminae est un coup de cœur de la première page du tome 1 à la dernière du tome 3. Je pense qu’avant même de rencontrer les personnages, l’histoire… j’étais conquise par l’objet livre qui est tout bonnement sublime (je vous glisse quelques photos pour ceux qui n’ont jamais feuilleté Illuminae).

Illuminae c’est de l’action, de l’espace, de l’amour, de l’amitié, de la force et du courage. Une lutte acharnée pour survivre dans un univers hostile mais aussi pour dénoncer les abus de pouvoir d’une entreprise douteuse. Nous suivons donc tour à tour des personnages confrontés à des situations extrêmement périlleuses. L’action est au rendez-vous, on ne s’ennuie pas une seule seconde. Et ce qui est particulièrement appréciable c’est que cette action permanente n’est pas au détriment d’un sens, d’une profondeur. Illuminae c’est ainsi plusieurs facettes, toutes parfaitement exploitées et justifiées qui nous entraînent aux confins de l’espace avec des personnages caractériels et parfois complètement barrés qu’on adore suivre.

J’aurai tellement de choses à vous dire sur la construction de l’histoire, sur le style, sur la répartition des personnages et des actions dans cette trilogie… Seulement Illuminae fait partie de ces sagas que j’ai adoré découvrir sans rien en savoir. Parfois c’est agréable de se laisser surprendre, de simplement plonger la tête la première dans un univers inconnu. Lancez-vous ainsi dans cette saga; sans trop en savoir et en vous préparant à être sur les fesses !

Comme vous vous en doutez, ce tome trois n’échappe donc pas à la règle. C’est un énorme coup de cœur qui m’a fait pleurer et qui me fera pleurer encore. J’espère de tout cœur que les auteurs nous proposeront un jour des épisodes supplémentaires en compagnie d’Ezra et tous les autres …


«Mason, E. 2e It : Tu m’auras toujours. Jusqu’à ce que meure la dernière étoile de la galaxie. Tu m’auras toujours»


  En bref : jhfiuhzeofh Cette saga !!!!

 Ma note : ☆☆☆☆☆ ( Coup de cœur absolu ❤❤)

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J’ai lu ❘ Les cœurs aimants d’Anne Plichota et Cendrine Wolf

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❘ Titre : Les cœurs aimants

❘ Auteur : Anne Plichota et Cendrine Wolf

❘ Date de sortie : 11 octobre 2018

❘ Éditeur : XO éditions

❘ Prix : 16€90

❘ Genre & mots  : Romance, anorexie, adolescence

 Résumé   : 

A bientôt vingt ans, Dana se sent toujours aussi perdue. Elle ne supporte pas son corps, son image. Cobalt, lui, est un séducteur qui déborde de confiance. Dans le huit clos du centre médical où ils luttent contre leurs démons – les troubles alimentaires pour elle, le cannabis pour lui – leurs regards n’auraient jamais dû se croiser. Et pourtant… Au fil des jours, un lien inattendu se tisse entre eux. Cobalt va amener Dana à lâcher prise, à accepter d’être désirée. Elle qui supporte à peine de se regarder dans un miroir va peu à peu apprendre à s’aimer. Et à s’abandonner… Deux cœurs aimants. Jusqu’à ce qu’une autre réalité vienne fracturer ce miracle si fragile. Un magnifique roman sur l’acceptation de soi. Une initiation à la sensualité, aussi tendre que passionnée.


« Le vide est parfois tellement grand qu’il peut prendre tout l’espace, comme si c’était énorme et que ça pesait des tonnes. Et c’est pire, parce que ce vide-là, on ne le remplit jamais. »


Mon avis :

Les cœurs aimants c’est avant tout un résumé qui m’a tapé dans l’œil. J’aime beaucoup ces histoires sur les troubles adolescents, la difficulté d’apprendre à vivre, à changer. Ce sont souvent des récits émouvants et justes. J’ai trouvé pas mal d’ingrédients de la recette de ce qui me plait dans ce genre de littérature avec Les cœurs aimants mais … Il me manquait quelque chose. Peut-être une réflexion finale moins catégoriquement positive. La vie est une succession de hauts, de bas et je trouve parfois qu’on tombe dans la facilité en clôturant un récit sur une note totalement et absolument joyeuse (qui rompt d’ailleurs complètement avec le ton de l’histoire). Pour moi, une seule solution pour traiter ce genre de sujet intelligemment : le second degré, l’ironie, l’humour. Le problème étant que si on reste exclusivement dans le sentiment, dans l’affect je trouve très souvent ça cul-cul (j’ai par exemple lu Cœur battant quelques semaines avant celui-ci est tout m’a semblait parfait).

Toutefois, j’ai apprécié la première moitié du livre. Dana est très propre sur elle mais elle ne tombe pas dans la caricature de l’adolescente pure et parfaite qui se tourne vers l’anorexie à cause des magasines ou d’un idéal de perfection physique. La nourriture devient un moyen d’expression, une façon d’être au monde. Phobique, elle est très souvent vulnérable mais sans qu’on soit dans une forme de discours tourné exclusivement vers le pathos. Cobalt est attachant bien qu’à mon sens il manque un peu de relief. Ses interventions sont toutefois souvent drôles et pertinentes ce qui en fait un personnage comme on les apprécie. La relation qui se développe entre eux est touchante bien qu’assez rapide. C’est une jolie histoire qui donne le sourire et envie d’y croire.

La romance prend énormément de place. Les enjeux de ce livre sont plus de décrire les relations entre adolescents en difficulté que de comprendre vraiment les difficultés en question. Si vous aimez les romances YA vous apprécierez forcément votre lecture car c’est tout simplement beau. Si en revanche vous êtes curieux du côté souffrance psychique et troubles du comportement ce ne sera pas forcément le livre le plus représentatif.


  En bref : Une jolie histoire mais qui ne m’a pas complètement convaincue.

 Ma note : ☆☆☆,5

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❘ J’ai lu ❘ Hazel Wood de Melissa Albert

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❘ Titre : Hazel Wood

❘ Auteur : Melissa Albert

Edition : Milan – Page Turners

❘ Date de sortie : 25 Avril 2018

❘ Prix :  17€90

❘ Genre & mots  :  Horreur – Conte – Fantasy

 Résumé   : 

« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. » Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille. Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althéa Proserpine, auteur des célèbres « Contes de l’Hinterland ». Hazel Wood, dont vient d’hériter Alice. Hazel Wood, où Alice doit s’aventurer pour espérer sauver sa mère. Hazel Wood, cette demeure d’où semblent s’échapper des personnages inventés par Althéa. Hazel Wood, dont personne ne revient jamais. Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir ? Un leurre ? Une porte d’entrée sur l’Hinterland ? Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise ? Une princesse ? Une tueuse ? Il était une fois… Hazel Wood.


 » Cherche les feuilles que le rouge mordore. Recouds les mondes au fil d’or. Si ton voyage reste inachevé, Crains du soleil le lever. »

❘ Mon avis :

Difficile d’évaluer un roman si hors du commun. Mais après réflexion, les points positifs sont tellement nombreux que j’en oublie les légers bémols que j’ai pu trouver lors de ma lecture. En toute honnêteté, je me suis retrouvée plongée dans l’univers d’Hazel Wood dès ma découverte des premières pages. La couverture et les avis que j’ai pu voir au préalable ont grandement piqué ma curiosité alors mon état d’esprit était forcément le bon en me lançant. Bref, ce livre je l’ai fait attendre et j’ai bien fait car c’était tout pile le bon moment pour moi que d’en faire la lecture il y a quelques jours.

J’ai beaucoup apprécié découvrir la situation d’Ella et sa fille Alice au début de l’histoire. Ella est une mère célibataire très forte, qui entreprend déménagement sur déménagement pour d’obscures raisons. La complicité d’Ella et Alice en revanche est très présente, très belle, touchante.  Suivre cette famille illustrée par des femmes sur trois générations est assez surprenant.  D’autant qu’elles sont sensiblement différentes. Althéa demeure un personnage très « conceptuel »,une ombre qui plane au dessus de nos héroïnes sans qu’on ne la connaisse jamais vraiment.

Une sombre nouvelle va chambouler le quotidien d’Alice et soudain les mystères de son existence vont devenir plus présents, oppressants. Le personnage d’Alice n’est pas dans la manifestation explicite de ses sentiments mais c’est aussi ce qui donne tant de relief à l’ambiance d’Hazel Wood. Ce n’est pas une héroïne conventionnelle : elle aspire simplement à sa tranquillité et à retrouver une vie normale. Toujours en colère ou habitée par des sentiments négatifs, elle garde une image très adolescente malgré son âge, son travail, ses choix de vie. Une adulte avec une âme de petite fille.

Ne vous attendez pas ici à découvrir des contes sur de beaux châteaux dans lesquels résident de sublimes princesses … Vous plongez plutôt à l’origine même des contes avant qu’un certain Walt Disney y mette sa touche.  Vous seriez bien loin de l’univers de l’Hinterland si vous imaginiez un monde gai et plein de vie, en réalité le monde que l’on découvre se trouve être glauque à souhait !

Je vous invite à entreprendre cette lecture si les univers comme celui-ci ne vous inquiète pas outre mesure. C’était une très bonne lecture.


 » – Et si par Hinterland, elle voulait dire l’Hinterland ? – S’il te plaît, Finch, fais des phrases qui veulent dire quelque chose. – L’Hinterland. C’est l’endroit où, tu sais, les histoires se croisent. Elles se passent toutes dans un même lieu. « 

  En bref : Une lecture originale et un univers passionnant.

 Ma note : ☆☆☆☆,5

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❘ J’ai lu ❘ Cœur battant de Axl Cendres

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❘ Titre : Cœur Battant

❘ Auteur : Axl Cendres

❘ Date de sortie : 5 Septembre 2018

❘ Éditeur : Sarbacane

❘ Prix : 15€50

❘ Genre & mots  : Suicide, adolescence

 Résumé   : 

Alex, 17 ans, est un « hors-la vie ». Après avoir essayé d’éteindre son coeur, il se retrouve dans une clinique pour y être «réhabilité à la vie». Il y rencontre Alice, aussi belle que cynique ; Victor, aussi obèse que candide ; la vieille Colette, aussi espiègle qu’élégante ; et Jacopo, aussi riche que grincheux. À eux cinq, ils décident de s’évader de la clinique, direction le manoir de Jacopo. Le but du voyage? Se jeter d’une falaise, tous ensemble ça leur fera un projet commun ! Mais la route va leur réserver plusieurs surprises. Assez pour qu’Alex se demande si, finalement, la vie n’en vaut pas la douleur…


Mon avis :

N’est-ce pas la petite pépite que nous offre les éditions Sarbacane pour la rentrée ? Mais oui, c’est bien elle. Vous n’êtes tout simplement pas prêts ! Grosse explosion dans votre cerveau grâce aux mots de la fantastique Axl Cendres qui nous transporte au sein d’un hôpital psychiatrique dans lequel les suicidants ont une vision assez particulière des choses de la vis mais pas que ! La vie, la mort, l’amitié, l’amour, la dépression … Tant de sujets importants sont brillamment abordés. Une réflexion sur le sens, l’absurde.

Le mélange des générations est une des très grande force de ce livre. On se retrouve avec des adolescents comme avec des personnes âgées et le moins que l’on puisse dire c’est que la rencontre des personnages est détonante ! On voit trop peu d’adultes dans les livres adolescents ou alors ce sont les grands méchants qui ne nous comprennent pas et nous empêchent de vivre. Ici PAS DU TOUT ! Les adultes sont aussi pommés que les ados et ils ont du cœur, beaucoup de cœur. Ils se posent des questions mais peuvent toutefois se révéler par moment grand guide de l’existence ( paradoxal n’est-ce pas ? Et vous n’êtes pas au bout de vos surprises ! ).

Colette et Jacopo sont les « vieux » de l’histoire. Je les ai adoré. Ils sont tellement attachants, touchants. Jacopo est un personnage extrêmement particulier qui a une évolution dans cette histoire à la hauteur de son caractère et de ses aspirations. Pour moi, il s’agit du personnage le plus intéressant mais aussi le plus tranché. Une rencontre que vous n’oublierez pas.

Chez les plus jeunes on rencontre donc Alex, Alice et Victor. Victor ne m’a pas dérangé mais il ne m’a pas passionné non plus. Alex est sympathique. Alice est spéciale. Vraiment spéciale. Un peu déconnectée, elle est entière et obstinée. C’est une jeune fille qui a souffert, qui souffre encore et qui est fatiguée de la vie. Tout du moins de ce qu’elle en connait. 

L’histoire de personnages complètement éteints qui finissent par vivre des aventure rocambolesques et pleines de surprises !


  En bref : J’ai adoré !

 Ma note : ☆☆☆☆,5

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J’ai lu ❘ Le dernier magicien de Lisa Maxwell

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❘ Titre : Le dernier magicien

❘ Auteur : Lisa Maxwell

❘ Date de sortie : 19 Septembre 2018

❘ Éditeur : Casterman 

❘ Prix :  19€90

❘ Genre & mots  : Voyage dans le temps, magie, fantaisie

 Résumé   : 

Aujourd’hui, New York, la magie est presque éteinte. Les seules personnes qui ont une affinité pour la magie – les Mageus – vivent dans l’ombre, cachant qui elles sont. Tout Mageus qui entre dans Manhattan est piégé par le Brink, une barrière d’énergie sombre qui les limite à l’île. Traverser, c’est perdre leur pouvoir, et souvent leur vie. Esta est une voleuse talentueuse, et elle a été élevée pour voler des artefacts magiques de l’ordre sinistre qui a créé le Brink. Avec sa capacité innée à manipuler le temps, Esta peut voler dans le passé la collecte de ces artefacts avant que l’Ordre réalise même qu’elle est là. Et toute la formation de Esta n’a qu’un but: se rendre en 1902 pour voler un livre ancien contenant les secrets de l’Ordre – et le Brink – avant que le Magicien ne puisse le détruire et condamner les Mageus à un avenir désespéré. Mais le vieux New York est un monde dangereux gouverné par des bandes impitoyables et des sociétés secrètes, un monde où l’air brise avec la magie. Rien n’est comme il semble, y compris le Magicien lui-même. Et pour que Esta puisse sauver son avenir, elle devra peut-être trahir tout le monde dans le passé.


« – La vie et la mort, lui avait expliqué Dolph un jour à l’époque où ils étaient encore amis. Survivre était une question d’équilibre : la crainte de la mort était ce qui nous poussait à bâtir une vie digne d’être vécue. »

Mon avis :

Un grand merci aux éditions Casterman pour cet envoi !

Vous n’avez pas pu passer à côté de LA sortie de la rentrée littéraire en matière de fantastique YA. On voit Le dernier magicien partout, on l’admire pour sa couverture, ses couleurs, ses personnages, son histoire … Bref, une lecture qui semble conquérir tout ceux qui l’entreprennent. Et pour cause !

Si vous aviez des idées reçues, que vous pensiez que Le dernier magicien est une énième histoire de magie qui va se perdre sur les étagères de romans fantaisistes, vous vous trompez ! L’histoire est sympa, on voyage dans le temps, on découvre le New-York de 1902 ( qui aux premiers abords fait froid dans le dos ! ), c’est truffé d’actions et surtout de personnages incroyables.

Esta et ses compagnons ne sont pas les grands gentils ni les grands méchants, ils sont simplement humains et œuvrent pour leurs intérêts respectifs. Bye bye les constructions manichéennes et bonjour les personnages avec plus de relief, plus d’intérêt. On ne sait jamais à l’avance ce que vont décider les protagonistes et même quand on s’en fait une idée ça ne se passe pas tout à fait comme prévu. Des surprises, du suspense et une histoire qui ne se devine pas à l’avance.

L’histoire en elle-même est prenante. Lorsqu’on voit les 600 pages que compte ce premier tome on a un peu peur, mais une fois lancé, on ne peut que le dévorer. Que ce soit dans la construction des relations entre les personnages, le déroulement des actions ou encore les descriptions qui nous explicitent les choix et obligations de nos  compagnons, on est toujours cramponné à notre livre.

Vous l’aurez compris, j’ai beaucoup apprécié ma lecture du Dernier magicien et je vous le recommande vivement.


  En bref : Un très bon premier tome et un univers original.

 Ma note : ☆☆☆☆

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J’ai lu ❘ Mirror, Mirror de Cara Delevingne

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❘ Titre : Mirror, Mirror

❘ Auteur : Cara Delevingne

❘ Date de sortie : 4 Octobre 2017

❘ Éditeur : Hachette 

❘ Prix :  18€

❘ Genre & mots  : Adolescence, thriller

 Résumé   : 

Peut-être que je ne suis pas aussi réglo que je le croyais. Peut-être que je suis vraiment un monstre. Red a une mère alcoolique et un père absent. Le frère de Leo l’entraîne sur une pente sombre et violente. Rose se réfugie dans les bras des garçons et dans l’alcool pour noyer ses mauvais souvenirs. Naomi fugue à la recherche d’une liberté qui lui échappe. Ils sont seuls contre le monde… Jusqu’au jour où ils se réunissent pour former un groupe. Avec Mirror, Mirror, ils peuvent enfin être eux-mêmes. C’est alors que Naomi disparaît. On la retrouve des semaines plus tard, au bord de la mort, dans la Tamise. La police pense à une tentative de suicide. Ses amis sont dévastés. Comment ont-ils pu ne pas remarquer qu’elle allait si mal ? Connaissaient-ils vraiment Naomi ? Se connaissent-ils vraiment ? Bientôt, une série d’indices sème le doute. La réponse n’est peut-être pas celle que l’on croit. Sur le chemin de la vérité, Red, Leo et Rose devront affronter leurs propres peurs et leurs propres secrets. À présent, rien ne sera jamais plus pareil : nul ne peut réparer un miroir brisé.


Mon avis :

( Un grand merci aux éditions Hachette pour cet envoi )

La première chose que j’ai faite en recevant ce livre: me renseigner un tout petit peu sur Cara Delevingne que je ne connaissais que pour son rôle de Margo dans La face cachée de Margo ( adaptation du roman de John Green ). Je l’ai vu parler librement et avec beaucoup de force de tous les problèmes qu’elle avait pu rencontrer à l’adolescence. Les mots étaient justes, j’étais émue de découvrir une jeune femme si combative et en même temps admirative de ce droit qu’elle se laisse à grandir, changer, être triste … Une belle leçon de vie.

Mais revenons-en au livre. Je ne compte pas parmi les grandes adeptes de celui-ci et je vais tenter de vous dire pourquoi. Déjà, je ne m’attendais pas à ce que le côté thriller / enquête prenne une si grande partie du bouquin, malheureusement pour moi c’est rédhibitoire ( surtout que si la psychologie des adolescents qui nous sont présentés est intéressante, l’enquête ne l’est pas ). Il y avait bien assez d’éléments pertinents et forts dans ce livre sans avoir besoin de rajouter une histoire hyper sombre comme celle que nous voyons ici. Il n’y a même pas de contraste frappant qui donnerait à penser que cette enquête est là pour nous faire percevoir quelque chose de plus. Pour moi la morale de cette histoire c’est simplement : faites attention il y a des méchants ! Un peu léger pour un livre sensé traiter des sombres abîmes de l’adolescence.

La partie musicale ne m’a pas convaincu non plus. Je n’étais pas spécialement emballée à l’idée de découvrir les paroles des chansons du groupe ( là aussi, je trouvais ça très très léger tant dans la construction que dans le contenu ). Ce qui est bien, c’est de voir que l’amitié peut surgir d’une passion commune et que cette passion peut donner une dimension supplémentaire à une relation. Un nouveau langage, un nouveau mode de communication.

Je vais terminer sur le positif en vous disant que oui, c’est un bon livre pour parler de psychologie de l’adolescence. Les mots sont forts, pleins, difficiles … Il n’y a pas de compromis, pas de « lissage » de la personnalité de nos protagonistes. Ils sont entiers, bruts et la majorité du temps la vie n’est pas un long fleuve tranquille pour eux. Entre questionnements existentiels, problème d’identité, sexualité, famille, scolarité … On sent toute la détresse de cette génération qui se cherche, se cherche mais a énormément de mal à se trouver. Malheureusement on se centre beaucoup sur d’autres choses …


  En bref : Une lecture en demi-teinte

 Ma note : ☆☆☆

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J’ai lu ❘ Fais de moi la colère de Vincent Villeminot

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❘ Titre : Fais de moi la colère

❘ Auteur : Vincent Villeminot

❘ Date de sortie : 30 Août 2018

❘ Éditeur : Les Escales

❘ Prix :  17€90

❘ Genre & mots  :  Contemporain, récit métaphorique

 Résumé   : 

Sur les bords du lac Leman, la jeune Ismaëlle va se lancer dans une pêche extraordinaire. Quel est ce nouveau Léviathan qui hante les profondeurs du lac ? Un récit puissant et halluciné sur le désir sous toutes ses formes. Le jour où son père, pêcheur de longue date, se noie, Ismaëlle se retrouve seule. Seule, vertigineusement, avec pour legs un métier d’homme et une chair de jeune fille. Mais très vite, sur le lac franco-suisse, d’autres corps se mettent à flotter. Des morts nus, anonymes, par dizaines, par centaines, venus d’on ne sait où — remontés des profondeurs de la fosse. C’est en ces circonstances qu’Ismaëlle croisera Ezéchiel, fils d’un « Ogre » africain, qui a traversé les guerres du continent noir et vient sur ces rives affronter une Bête mystérieuse.


« Les lacs creusent-ils partout dans les âmes un appel à la fosse ? Les âmes, partout, s’en trouvent-elles possédées? Les grands lacs m’effraient. »

Mon avis :

Un récit métaphorique qui met très bien en relief la beauté de la plume de Vincent Villeminot. De sublimes descriptions du lac Léman qui évolue et change au fil des saisons tout comme notre héroïne Ismaëlle qui née, grandit et devient adulte. Une chasse aux monstres, un voyage en bateau. Des corps qui flottent, et la mort. La mort partout, tout le temps. 

Suite à la mort de son père, Ismaëlle va reprendre le travail de celui-ci : pécheur. Mais les corps vont apparaître, de plus en plus souvent et de plus en plus nombreux, flottant à la surface du lac.  En parallèle, et de sa rencontre avec un jeune homme, va naître une passion dévorante chez notre héroïne, un amour chaud, bouillant qui illustre merveilleusement bien les premiers émois de l’adolescence.

Le choix du vocabulaire est parfois brutal, fort, il donne une dimension supplémentaire au récit. Malgré le fait qu’il reste beau et merveilleusement poétique.

J’ai apprécié ma lecture bien que je ne puisse pas réellement comprendre dans quelle mesure. L’histoire en elle-même était intéressante mais pas vraiment dans mon registre, les métaphores sont partout, tout le temps, on en perd même le fil parfois. Je pense que ce que j’ai apprécié dans ma lecture de Fais de moi la colère est la prouesse littéraire et la beauté de la langue que nous présente brillamment Vincent Villeminot !


« La mort n’est plus le corps, c’est de la masse inerte, chair, liquides et gaz. ce qui fait l’univers, c’est l’étincelle de vie. »

  En bref : Une lecture qui m’a entraîné loin de ma zone de confort

 Ma note : ☆☆☆

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